Un feu d’artifice cosmique : lorsqu’un soleil finit en «supernova»...
Alors que des astronomes chinois
et arabes examinaient le ciel au printemps
de l’année 1054, ils furent
frappés par un phénomène étrange :
l’apparition d’une nouvelle étoile...
Auteur : Reinhardt Wurzel
Un superbe cliché du reste de la supernova «Cassiopée A». Il s’agit d’une explosion survenue il y a 325 ans. Elle laissa derrière elle une étoile à neutrons (petit point bleu dans le centre).
Celle-ci brillait plus fort que Vénus
et, nuit après nuit, elle devint plus
claire jusqu’à devenir visible même
en plein jour. Durant deux années
entières, elle attira les regards
lorsqu’on observait le ciel, avant de
disparaître à nouveau – jusqu’au jour
où débuta l’ère du télescope.
À cette époque-là, personne ne
put trouver une explication de ce
qui s’était alors produit si soudainement.
Aujourd’hui, par contre, cet
événement est expliqué jusque dans
ses ultimes révolutions astrophysiques
: c’était une supernova.
Un feu d’artifice de dimension cosmique
Un extraordinaire phénomène : la nébuleuse «MWC 922», dans la constellation du Serpent, située à une distance d’environ 5600 années-lumière.
Des étoiles ayant parfois une
masse huit fois plus grande que notre
soleil terminent leur existence dans
un feu d’artifice de dimension cosmique,
et deviennent des supernovae.
L’étoile, après avoir consommé
tout le combustible de son noyau,
subit un processus d’effondrement
sous l’influence de sa gravitation.
L’onde de choc ainsi produite rebondit
à partir du centre et, avec
une extrême rapidité, projette les
couches externes de l’étoile dans
l’espace cosmique. Cette explosion
libère tellement d’énergie que, pour
un court espace de temps, elle brille
plus vivement que les 100 milliards
de soleils de toute une galaxie. La
structure lumineuse se compose essentiellement
de la matière interne
de l’étoile qui est expulsée lors de
l’explosion dégageant environ cinq
milliards de degrés, et qui interagit
avec la matière interstellaire de son
entourage.
Des éclairs gamma encore plus brillants
Hélix, dans la constellation du Verseau, est un merveilleux exemple de nébuleuse. On reconnaît clairement l’enveloppe de la «géante rouge» qui a été projetée.
Dans l’univers, il existe des phénomènes
lumineux encore plus puissants
appelés éclairs gamma. L’un
d’eux fut observé le 19 mars 2008, à
6 h12. Le phénomène répertorié
sous la désignation «GRB 080319B»
fut le plus brillant qui ait jamais été
observé et, malgré son éloignement
de 7,5 milliards d’années-lumière, il
fut parfaitement visible à l’oeil nu.
Cet éclair lumineux fut même 2,5
millions de fois plus brillant que les
deux plus brillantes supernovae «SN
2005ap» et «SN 2006gy», observées
jusqu’ici. L’origine de cet éclair
gamma a pu être la fusion de deux
trous noirs.
La fin de notre soleil
La structure en forme de coquille de la supernova «1987 A» apparaît comme une enfilade de perles, étant donné l’interaction brutale entre la substance interstellaire et son enveloppe explosée.
Une fin différente est réservée à
de plus petites étoiles comme notre
soleil. Au stade final, le soleil se
gonflera jusqu’à devenir une «géante
rouge». À la suite d’une forte pulsation,
son enveloppe éclatera, elle sera
projetée dans l’univers où elle sera
alors visible sous la forme d’une nébuleuse.
Dans son centre continuera
à survivre une «naine blanche»…
Tous ces phénomènes cosmiques
peuvent être considérés comme des
merveilles, cependant ils ne représentent
qu’une infime découverte
dans un univers rempli de mystères
qui sont encore à découvrir.