Le Jugement dernier : et si c’était pour aujourd’hui ?
Jésus-Christ avait promis qu'à l’époque du «Jugement dernier», le Fils de l’Homme séjournerait
sur Terre, lui qui est aussi éminent que l’«Esprit Saint» de Dieu. Il apporterait le Jugement à l’humanité,
mais, auparavant, Il la conduirait «dans toute la vérité» (Jean 16, 13). Ainsi, le Fils de
l’Homme continuerait l’œuvre du Fils de Dieu Jésus.
Or, que signifie cette prophétie pour
l’époque actuelle ?
Est-il possible qu’elle nous concerne, nous, êtres humains du 21e siècle ?
Que
signifie la notion du «Jugement dernier» ?
Et comment peut-on reconnaître un envoyé de Dieu ?
Auteur : Werner Huemer
La grande promesse du Fils de Dieu Jésus pour l’époque actuelle
Les révélations et les promesses
ont une particularité : nous croyons
volontiers aux événements des
«temps bibliques», historiquement
loin de nous. Moïse, sur l’ordre de
Dieu, consigna par écrit les dix
Commandements ; un ange annonça
à Marie la naissance de Jésus ; les
apôtres, réunis à Jérusalem pour la
Pentecôte, vécurent la descente du
Saint-Esprit ; tels sont quelques
exemples d’événements auxquels
nous ajoutons foi. Y croire n’exige
rien de nous, car toutes ces données
bibliques, à bonne distance de notre
activité quotidienne, n’ont aucun
effet direct sur notre existence.
Mais qu’en est-il d’une promesse
comme l’annonce du Fils de
l’Homme par Jésus-Christ, qui de
l’avis général ne s’est pas encore accomplie
?
Quelle est notre attitude,
dans le cas d’un événement qui ne
concerne pas les temps bibliques,
mais l’époque actuelle ?
Malheureusement, très rares sont
ceux qui se soucient de la grande
promesse de Jésus. La notion de
«Fils de l’Homme» est à peine
connue aujourd’hui, et les chrétiens
eux-mêmes ne l’associent à aucune
attente concrète. À la rigueur, on
parle du «retour du Christ», parce
que la référence de Jésus au Fils de
l’Homme est souvent interprétée
comme se rapportant à lui-même.
On suppose que ce retour aura lieu
dans un avenir lointain, à une époque
qui ne concerne pas les temps actuels.
Si le Fils de Dieu lui-même ou un
autre envoyé de Dieu doit fouler
cette Terre, la question devrait enfin
se poser : quand cet «avenir lointain»
arrivera-t-il ?
La promesse de Jésus
pourrait-elle s’accomplir à notre
époque ?
Et comment cet envoyé de
Dieu sera-t-il alors reconnu ?
Celui qui garde une foi vivante en
ce qui nous fut transmis autrefois, et
qui ressent comme authentiques ces
promesses reliées à une époque présumée
lointaine, cet être-là cherchera
certainement des réponses qui le satisfassent...
L’époque du Jugement dernier
Quels points de repère permettraient
de penser que la promesse de
Jésus concerne l’époque actuelle ?
La
Bible révèle que le Fils de l’Homme
apportera au monde le Jugement. Par
conséquent, nous devrions d’abord
clarifier pour l’avenir quel événement
concret désigne cette notion.
Pour certains, le fameux «Jugement
dernier » évoque une «fin des temps»
fantasmagorique où les morts, contre
toute raison, sont ramenés à la vie par
le Créateur, et sortent de leur tombe
en ayant retrouvé leur corps de chair.
Des conceptions aussi périmées ne
peuvent plus désormais être soutenues.
Que peut bien signifier cette notion
de Jugement dernier ?
Pour répondre
à cette question, introduisons
une considération générale : la notion
de «jugement» ramène au mot «juste».
Nous pouvons donc en déduire que
l’action juste de Dieu s’exprimera
dans ce Jugement dernier et qu’elle
deviendra déterminante pour cet événement
cosmique.
Cependant, cette action juste de
Dieu ne peut donner lieu à un acte
arbitraire et subit, car la Justice divine
est toujours ancrée fondamentalement
dans les lois naturelles de la
Création. C’est pourquoi, à chaque
époque, la justice est l’assise de tout
événement cosmique ; elle est inhérente
à la Volonté du Créateur qui
fait progresser toute vie.
Toutefois, le vouloir humain ne
concorde pas souvent avec la
Volonté du Créateur ; il a le pouvoir
d’engendrer le mal, donc de susciter
des difficultés, de perturber et parfois
même de détruire. Mais quelle
que soit son action dans la Création,
chaque auteur demeure relié à ses
«semailles» et doit un jour engranger
la «récolte» de ses actes comme de
ses pensées. En effet, la Volonté de
Dieu se manifeste, en particulier,
dans la loi de la rétroaction. Ainsi,
chacune de nos décisions porte à maturité
d’inévitables conséquences
qui, conformément à notre destin,
doivent nous atteindre ; le bien
comme le mal en sont le résultat.
résurrection de tout ce qui est mort !
Pour achever le cycle, les déroulements
karmiques nécessaires
s’étendent parfois sur de longues périodes.
Le langage populaire exprima
cette réalité dans le proverbe «Les
meules de Dieu moulent lentement,
mais sûrement !» Or, si Jésus-Christ
annonce que le Fils de l’Homme apportera
le Jugement, ceci ne peut se
faire que par une accélération des
répercussions, inhérente à cet événement
cosmique : Tout se montre
en bien comme en mal à travers «semailles
» et «moissons».
Le «Message du Graal» offre une
image impressionnante pour dépeindre
cet événement embrasant tout
l’univers : avec le Fils de l’Homme
envoyé par Dieu, pénètre dans la
Création une force lumineuse intensifiée
qui anime et vivifie toute
chose : «Jugement dernier ! Chaque
prophétie qui s’y rapporte annonce
la résurrection de tous les morts
pour le Jugement final. Mais les êtres
humains ont une fois de plus introduit
une erreur dans la notion qui est
exprimée par ces mots ; car ils ne signifient
pas : résurrection de tous les
morts, mais résurrection de tout ce
qui est mort ! C’est-à-dire : animation
de tout ce qui est sans mouvement
dans la Création afin que cela
devienne vivant pour le Jugement de
Dieu et soit élevé ou exterminé en se
manifestant !
Rien ne reste à présent sans mouvement
; car la force vivante qui flue
actuellement de façon plus intense
dans l’ensemble de la Création fait
pression sur toute chose, la poussant
et la contraignant à se mouvoir. De
ce fait, tout se renforcera, même ce
qui était jusqu’alors inactif ou sommeillait...
(...) Tout prend vie et s’anime
dans l’ensemble de cette Création
sous l’effet de la nouvelle irruption de
la Lumière ! La Lumière exerce alors
une puissante attraction… avec ou
sans le vouloir de ce qui repose dans
cette Création et peut-être même s’y
dissimule, et tout finit par se trouver
en contact avec cette Lumière, sans
pouvoir l’éviter, eût-il les ailes de
l’aurore ; dans la Création entière,
aucun endroit ne saurait l’en protéger.
Il n’est rien qui ne soit éclairé.
Cependant, dans le mouvement
d’attraction, ce qui ne supporte pas
cette radiation, donc ce qui n’aspire
pas déjà en soi à cette Lumière, doit
se briser contre elle et être consumé
par elle. Par contre, ce qui est orienté
vers la Lumière s’épanouira et se renforcera
dans la pureté de son vouloir !
Il en va de même de toutes les caractéristiques
des âmes humaines de
cette Terre. Ce qui paraissait
jusqu’alors sans vie, ce qui sommeillait,
en étant souvent ignoré des
hommes eux-mêmes, se réveillera et
s’accentuera sous l’effet de la force,
se traduisant en pensées et en actes
pour se juger devant la Lumière,
selon son genre et au sein même de
son activité. Songez que tout ce qui
repose en vous prend vie ! Voilà en
quoi consiste la résurrection de tout
ce qui est mort ! Jugement vivant !
Jugement dernier !» (tome 1, conf. 26)
À l’évidence, en se référant à ces
paroles, l’événement du Jugement
doit non seulement être perceptible
extérieurement, mais aussi et avant
tout dans les événements psychiques.
Donc, si nous voulons éviter de
qualifier le «Jugement dernier» de fin
du monde, d’accepter naïvement
qu’à cette époque, les «morts» ressusciteront
dans un corps de chair, si
nous ne nous attendons pas à un acte
extraordinaire et arbitraire de la part
de Dieu, mais si nous reconnaissons
le naturel et la conformité à la loi de
ce grand événement cosmique...
alors, fondamentalement, rien ne
s’oppose à ce que le Jugement promis
puisse s’accomplir à l’époque actuelle.
Ne fait-on pas souvent remarquer
que dans toute l’histoire humaine,
rien ne se compare à l’époque
que nous vivons actuellement sur
Terre ? Il n’y a qu’à observer les manifestations
des forces naturelles, qui
s’opposent toujours plus visiblement
à nous, après des générations d’exploitation
abusive. Les crises psychiques
atteignent des proportions
dramatiques, et tout ce qui sommeillait
dans les êtres humains de cette
terre se manifeste et apparaît maintenant
au grand jour : fanatisme, terrorisme,
massacres et génocides, regroupement
à l’échelle mondiale de
toutes les vulgarités diffusées par
Internet, viols d’enfants, jusqu’au
cannibalisme, et tant d’autres choses.
Au même moment se produit également,
un peu partout, une intensification
de la recherche de vérité, de
compréhension et d’aide véritable.
Un regard objectif et impartial
sur ce monde des 20e et 21e siècles révèle
que nous vivons à une époque
décisive, dont le vrai sens ne se laissera
peut-être apprécier dans sa juste
gravité que bien plus tard, alors que
nous aurons pris du recul par rapport
aux événements actuels.
Reconnaître le Fils de l’Homme
Donc, si la venue du Fils de
l’Homme paraît tout à fait possible à
l’époque actuelle, et dans la mesure
où nous nous débarrasserons des
fausses conceptions de l’événement
que représente le Jugement, nous
comprendrons l’importance des
questions suivantes : comment se
présentera l’envoyé de Dieu ?
Comment pourrons-nous le reconnaître
? Évidemment, aucun signe
extérieur, aucun des clichés habituels,
ne pourra nous aider. Le prédicateur
barbu à l’ample vêtement,
cheminant sur les routes, ne sera pas
plus convaincant que celui qui s’autoproclamera.
En effet, aujourd’hui, on
compte suffisamment de soi-disant
«incarnations divines» et de «réincarnations
du Christ». Mais là encore
l’époque des faux prophètes ne devait-elle
pas être précisément l’époque du
véritable envoyé de Dieu, promis par
Jésus ? Alors à quels critères se fier ?
Il faudra non seulement abandonner
nos conceptions erronées au
sujet de l’apparition du Fils de
l’Homme, mais considérer aussi fondamentalement
ceci : extérieurement,
un envoyé de Dieu ne se différencie
pas de nous, êtres humains de la
Terre. En effet, Jésus-Christ vécut et
s’habilla selon l’usage de son époque.
N’oublions pas que le Jugement,
comme nous l’avons vu, s’accomplira
entièrement dans le cadre des
divines lois naturelles de la Création.
C’est pourquoi, outre les signes des
temps annoncés, nous ne devrions
attendre aucun miracle tenant lieu de
«pièce d’identité divine» ; à cet égard,
Jésus-Christ a refusé d’en accomplir
lorsqu’il s’agissait de prouver son
origine divine.
La promesse de la venue du Fils
de l’Homme annonce : Il ne nous apportera
pas seulement le Jugement,
mais avant tout, il «conduira dans
toute la vérité» les êtres humains qui
accepteront de le suivre. Mais, quel
est l’enseignement qui ne prétend pas
«conduire dans toute la vérité» ?
Nous devons toujours examiner tout
ce qui est dit ou écrit ! L’enseignement
en question apporte-t-il de façon logique
et objective la vue espérée de
l’ensemble de la Création, en conciliant
religion et sciences naturelles –
ou exige-t-il la seule foi aveugle ? Le
nouveau savoir s’adresse-t-il à notre
esprit, à notre coeur ou seulement à
notre intellect ? Se fonde-t-il sur l’enseignement
du Christ et conduit-il à
reconnaître Dieu – ou poursuit-il
d’autres buts ?
Le fait de reconnaître le Fils de
l’Homme n’est pas le résultat d’efforts
intellectuels ou d’une foi aveugle.
Cette connaissance ne peut être apprise,
décrétée ou conquise. Elle est
peut-être comparable à l’expérience de
Jean-Baptiste et Pierre lorsqu’ils reconnurent
en Jésus le Messie attendu
depuis longtemps. Il s’agit de l’intuition
sacrée d’une conviction incontestable
qui triomphe en silence, d’un
«C’est lui !» enthousiaste.
Il s’agit d’une connaissance renouvelée
qui change la vie pour toujours,
qui ne flambe pas comme un
feu de paille mais s’accroît toujours
et encore au cours de sa propre maturation.
Reconnaître le Fils de
l’Homme est une expérience du
coeur.
Autre article
Qui Jésus-Christ annonça-t-il en réalité ?